problématique de la finance solidaire


Afin d’accompagner les mutations économiques auxquelles est confrontée l'Europe, la Commission Européenne cherche à faciliter les conditions d’accès au crédit des initiatives de l’économie sociale et solidaire (ESS).

L’éventualité de créer une banque spécifique à l’économie solidaire a permis d’échanger sur les enjeux d’une finance solidaire. Il a été unanimement reconnu que la finance solidaire n’est pas un secteur financier à part mais qu’elle doit faire évoluer le droit commun concernant les conditions d’accès au crédit.

La difficulté de l’accès au capital

Les échanges ont porté sur la capacité d’autofinancement des entreprises de l’ESS qui reste faible du fait qu’elles ré internalisent un certain nombre de coûts sociaux et environnementaux. L’accès aux moyens financiers reste pour elles une problématique récurrente.
Les banques de l’économie sociale représentées dans cet atelier ont confirmé qu’elles n’intervenaient pas au capital d’entreprise ni directement, ni via leurs offres de placements financiers solidaires auprès de leurs clients. Les demandes de prêts bancaires des entreprises de l’ESS sont souvent refusées faute de capitaux propres suffisants (cf. https://simulation-de.credit)

La problématique de l’exploitation

Les représentants d’organismes de capital risque solidaire ont fait le constat que le coût d’analyse et de suivi d’un dossier est très élevé au regard des risques engagés et du retour sur investissement attendu. Cette problématique est d’autant plus forte qu’ils sont positionnés sur des champs d’activité très variés. Faute de moyens de suivi des entreprises financées, la gestion du risque ne peut se faire souvent que sur des investissements peu élevés et des mécanismes de garantie plutôt que par un accompagnement assumé du projet de l’entreprise.
La nécessité de formuler les enjeux au préalable.

L’approche généraliste, qu’elle soit thématique (emploi, économie solidaire) ou territoriale, rend difficile la gestion des risques. Il faut au préalable faire le choix de la politique défendue pour être en capacité d’apprécier les risques, de déterminer les modalités de leur gestion et de décider ou non de les assumer.